Il y a comme une fêlure dans le rêve, trop fragile, comme du verre. C'est l'aube qui parait.
J'entends le cri d'un oiseau de nuit, il hurle sous la lune qui semble vibrer en écho.
Ou bien est-ce la nuit elle-même qui pousse un hurlement quand les griffes de l'aurore viennent l'écorcher?
Quelque chose est en train de mordre les étoiles qui gémissent de douleur. Elles lancent leurs aiguilles de lumière qui transpercent mes yeux, leur feu céleste se déverse dans mes pupilles et coule dans mon cerveau brûlant
Depuis le firmament, les anges tombent, en poussière. Ils vont couvrir les tombes des anciens rêveurs.
Finalement le rêve se brise, comme mon âme, et mes paupières s'ouvrent sur l'horrible banalité de mon quotidien.
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