Labyrinthe

Où es-tu ?

Nulle part ?

J’entendais tes pas dans le jardin.

Mais il était désert.

Les arbres étaient morts, le grand bassin à sec, les statues brisées, les manèges figés, les kiosques détruits, les bancs réduits en poussière, les chaises rongées par la rouille.

 

Le jardin est mort.

 

Je t’entendais toujours marcher.

Le firmament résonnait du bruit de tes pas.

Alors je t’ai cherchée sur les rives de la Voie Lactée, du côté des étoiles bleues.

Mais tous les astres me répétaient inlassablement : Absente ! Absente !

Tu n’étais pas sur la Lune Bleue, dans ce petit village paisible qui portait ton nom, au bord de la mer de la Tranquillité qui s’était retirée au loin ; très loin.

Tu avais laissé ta Couronne Boréale accrochée à un clou au sommet de la nuit ; ses joyaux abandonnés ne possédaient plus d’écrin désormais.

 

Où es-tu ?

 

La poussière d’étoiles m’a donné soif.

Il y a plein de cafards noyés dans mon whisky.

Ils ont dû tomber des mauvais rêves ou glisser des failles de mon âme.

La Lune Bleue se désagrège, se dissout dans le liquide ambré.

Les cafards nagent dans la mer de l’Intranquillité.

Dans ma poitrine et dans ma tête, j’entends un bruit.

Comme un cœur qui bat régulièrement.

L’écho de tes pas perdus.  

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Dernière mise à jour de cette page le 26/04/2009

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