Nul rayon de soleil ne vient chasser l’ombre dense dans la forêt brune.
Sous la voute végétale, dans l’ombre dansent les souvenirs.
Nul ne pénètre dans la cathédrale sombre, les souvenirs y sont trop anciens.
Seul le vent ose se souvenir et inviter à la danse en chuchotements et en soupirs.
L’hiver, le vent est rude et fait hurler la forêt brune, mettant à vif ses souvenirs.
Les branches, comme des os mis à nu s’entrechoquent, rythmant une danse macabre.
Nul ne comprend ce que la forêt crie, les souvenirs sont trop douloureux.
Et nul ne comprendras jamais. Ce soir un ogre de feu a dévoré la forêt brune.
Les souvenirs ont brûlé comme des livres dans une bibliothèque ; ils n’effrayeront plus personne.
Et le vent désormais n’invite plus que des cendres.
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